Ahmadinejad/Moussavi et la neutralité de Barack Obama
"La différence n’est pas aussi évidente que ce qu’on a bien voulu faire croire". Très intéressant.
Voici l’analyse d’un ancien agent de la CIA, spécialiste de l’Iran, Robert BAER, sur la crise Iranienne. D’abord, dit-il, "les Etats-Unis ne doivent pas reproduire le comportement de 1953 où ils ont participé au renversement d’un gouvernement en Iran. Ensuite, Moussavi a été impliqué dans le Hezbollah et je ne comprends pas que celui-ci soit le chouchou (darling) de l’Occident. Mir Hossein Moussavi est une figure politique mineure en Iran. Ce qui se joue ici c’est le bras de fer entre Rafsanjani et l’Ayatollah Khamenei".
"S’agissant des jeunes dans la rue, on observe qu’ils sont bien habillés et qu’ils sont bien équipés [en nouvelles technologies] et donc plutôt de condition sociale établie. Il y a visiblement en Iran un problème de divisions entre les classes sociales qui s’est transformé en divisions politiques", poursuit Robert BAER.
On estime à 48 000 le nombre de supporters de Moussavi équipés de téléphones portables et d’une connexion Internet et à 2 000 celui des supporters de Mahmoud Ahmadinejad.
Quant au peuplement :
25 % de la population Iranienne vit à Téhéran.
37 % hors Téhéran dans les villes moyennes, petites et rurbaines.
38 % en zones rurales.
Les Etats-Unis ont besoin d’un Iran puissance régionale
A la question de savoir si McCain qui critique la prudence de Barack Obama et sa politique de la main tendue à l’Iran avait raison, Robert BAER répond que le Président Barack Obama a raison. C’est cette prudence qu’il faut observer : "les Etats-Unis ont besoin d’un Iran puissance forte et d’une autorité centrale en Iran pour résoudre les problèmes de la région".
Si McCain est fidèle à lui-même, il oublie qu’il a soutenu la politique de l’invasion Irakienne de Georges Bush au nom de l’importation de la démocratie en Irak : intention louable qui s’est transformée en cauchemar pour l’Irak détruit ; pour les 4 000 soldats Américains tués en Irak et pour les prisonniers de Guantanamo. Les Républicains Américains sont donc disqualifiés en matière de politique étrangère.
Question. Quel est le prix du silence des Etats-Unis ? Lire ici. Le silence de Barack Obama est une dynamique.