vendredi, 24 février 2012|

4 visiteurs en ce moment

 

Fidel Castro libère 52 prisonniers politiques et avertit les US sur l’Iran

Coup sur coup, il y a eu l’annonce de la libération de 52 prisonniers politiques, des photos récentes du leader Maximo qui circulaient et une interview de Fidel Castro en personne à la télévision Cubaine dans l’émission intitulée "la table ronde". Dans cette émission, il a été question des observations de Fidel Castro publiées dans un journal auparavant.

L’émission a duré une heure. Une heure durant laquelle le leader a critiqué l’Amérique "d’attiser le foyer des tensions nucléaires par son intransigeance à l’égard du programme nucléaire Iranien" ; l’accusation a été suivie de la mise en garde qui suit.

"Depuis 30 ans, l’Iran se prépare à une confrontation. Si les Etats-Unis attaquent l’Iran, ils rencontreront une résistance qui surpassera tout ce qu’ils ont pu endurer en Irak. Une guerre là-bas ne pourra pas ne pas être nucléaire".

A l’égard de la Russie et de la Chine, Fidel Castro a exprimé sa déception du soutien que ces deux Nations ont apporté à la résolution du Conseil de Sécurité condamnant l’Iran et regretté que ces deux Nations n’aient pas fait usage de leur droit de veto pour bloquer cette résolution qui durcit encore plus les sanctions contre l’Iran sur "l’illégalité supposée de son programme nucléaire".

Les 52 prisonniers politiques libérés font partie d’une groupe de 75 prisonniers politiques arrêtés en Mars 2003. Ils représentent à peine le tiers de l’ensemble des prisonniers politiques de l’Ile Déclaration de la Commission non officielle des Droits de l’Homme à Cuba et de la Réconciliation Nationale.

Fidel Castro a 83 ans. Il a cédé le pouvoir à son frère Raoul en Février 2008. Il était dans l’ombre. Il revient. Sur les 52 prisonniers politiques libérés que l’Espagne a accepté d’accueillir, les 7 premiers sont arrivés Mardi en Espagne. A leur arrivée en Espagne, ils ont tenu une conférence de presse dans laquelle ils ont eu une pensée pour les 45 autres frères qui les rejoindront prochainement. Ils ont indiqué que leur libération est un pas de plus vers l’introduction de la démocratie dans leur Ile Cubaine.

A Washington, le Département d’Etat annonce, dans un communiqué, que "les Etats-Unis accueillent avec plaisir la libération des 7 prisonniers". Le communiqué précise que "alors que les Etats-Unis continuent à appeler à une libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques, il s’agit d’un développement positif qui, nous espérons, représente une avancée pour le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à Cuba". "Tous ceux qui seront libérés doivent avoir la liberté de décider par eux-mêmes s’ils désirent rester à Cuba ou aller dans un autre pays".

Pour le moment, Fidel Castro s’est engagé à libérer les prisonniers à condition qu’ils ne restent pas à Cuba.

Le Ministre Espagnol des Affaires Etrangères, MIguel Angel Moratinos a rencontré le Président Raoul Castro et le Cardinal Jaime Ortega la semaine dernière à Cuba, au cours d’une visite officielle. L’annonce de la libération des prisonniers fait suite à cette visite. L’Eglise catholique est très puissante à Cuba en raison du nombre de fidèles en constante augmentation, à l’opposé de l’Europe catholique.

Selon la Commission non autorisée des Droits de l’Homme et de la Réconciliation Nationale, les 52 prisonniers libérés représentent le solde d’une groupe de 75 dissidents emprisonnés par le gouvernement lors d’une rafle de l’opposition politique en Mars 2003. Ils représentent à peine 1/3 de l’ensemble des prisonniers politiques encore détenus dans l’Ile Cubaine.

Article lié

The road back to Cuba or to Irak ?


Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

[Connexion] [s'inscrire] [mot de passe oublié ?]

 
A propos de Scène Publique Internationale
Sans réagir sur le fond des motifs du mandat d’arrêt international du Président Soudanais : crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’Union Africaine a pourtant manifesté son extrême prudence pour cette condamnation d’un de ses membres. Raison avancée : la sécurité et la paix doivent primées sur la (...)
En savoir plus »
Thèmes