samedi, 11 février 2012|
 

G20. Conférence de presse de clôture du sommet de Barack Obama

"Le monde a changé et il est devenu plus compliqué". Comment l’Amérique entend exercer son leadership désormais ? "D’abord, on écoute. On agit en partenariat avec les autres. Et on dirige en montrant l’exemple, pour éviter tout embarras. On montre un peu d’humilité parce qu’on n’a pas toujours forcément la meilleure réponse mais on est prêt à l’encourager et à la soutenir. Est-ce que cela marchera ? On verra dans 2 ou 3 ans si les risques de terrorisme ont diminué. Si les emplois ont été créés. Si la tonalité internationale a changé. En attendant, accordez-nous le bénéfice du doute".

Le bénéfice du doute ? Jamais Georges Bush n’aurait pu s’exprimer de la sorte. C’est pourtant ce que son successeur vient de faire dans sa conférence de presse concluant le G20. Il répondait à la question du comment il entendait exercer son leadership, comparativement à son prédécesseur ?

 « Je suis fier de ce qui a été accompli ici »

Etes-vous satisfait du résultat de ce G20 ? Oui. Je suis venu avec l’intention d’écouter et d’apprendre et de soutenir un consensus, plutôt que de dicter nos conditions. Les actions concrètes retenues reflètent notre ordre de priorité. D’abord une forte détermination pour la croissance. Une coordination de la réforme réglementaire et le renforcement de nos institutions financières internationales qui pourront contrôler la fuite des capitaux, les circuits financiers de la drogue, mieux répondre à la demande. Au final, je suis satisfait du résultat.

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"Je suis fier de ce qui a été accompli ici"

Une société comme Caterpillar basée dans l’Illinois était il y a 7 mois encore florissante. Maintenant, elle est en très mauvais état. Il faut l’aider à se remettre sur pied dans un marché ouvert. Donc, je suis fier de ce qui a été accompli. Il faut booster la demande. Mais aussi regarder du côté de la Démocratie, de la corruption et du mauvais management. Ce n’est pas la panacée, mais une bonne fondation collective.

 « Le consensus de Washington est dépassé »

Le Premier Ministre Gordon Brown a évoqué la fin du consensus de Washington.Qu’est-ce que ça veut dire ? Est-ce à dire qu’il n’y a plus de risques ? Le risque zéro n’existe pas, ni dans la vie, ni en économie. Nous allons devoir attendre de voir les résultats. Le consensus de Washington a dérivé vers la tribalisation et la dérégulation du système ; ce qui a contribué à déséquilibrer le marché. Le marché est roi en ce qui concerne la production de la richesse, la fabrication des biens et la production des services. Nous essayons de canaliser cette énergie créative du marché en y injectant du bon sens, pour le bénéfice de la globalisation.

Le Monde est de plus en plus interdépendant. L’intérêt des Etats-Unis est d’être connecté au plus grand monde car, en s’isolant, on se prive des marchés extérieurs et on ignore le désespoir des autres qui peut se transformer en violences et se retourner contre nous. Ce n’est pas la charité que d’aider les pays pauvres à sortir de la pauvreté. Ce n’est pas la charité que de faire la prévention des catastrophes humanitaires. C’est une façon de constituer de futurs marchés et des futures locomotives économiques.

  Rencontres bilatérales du Président Américain

Vous avez rencontré le Premier Ministre Indien, Manmohan Singh, peut-on savoir ce que vous vous êtes dit ? Votre Premier Ministre est un homme avisé et honnête. Commentaire de la journaliste d’un média Indien, auteur de la question « je suis du même avis ». Rires de la salle. J’ai eu des réunions bilatérales avec la Russie, la Chine, l’Inde, la Grande Bretagne, l’Arabie Saoudite pour coordonner notre action sur la menace nucléaire, le lancement des missiles par la Corée du Nord, le terrorisme, le changement climatique, comment stabiliser l’Afghanistan. Le Pakistan concentre les bases d’opérations terroristes. Il est important d’encourager la coopération et le dialogue entre le Pakistan et l’Inde, pour lutter contre cela.

L’agenda du terrorisme et de l’Inde commence aujourd’hui 3 Avril avec le sommet de l’OTAN à Strasbourg.

Le Président Nicolas Sarkozy a remercié le Président Obama de l’avoir aidé à faire inscrire les paradis fiscaux battant pavillon Chinois dans la liste des places non coopératives. Sans l’intervention d’Obama, la Chine n’aurait jamais donné son accord et le volet paradis fiscaux allait boire de l’eau. La Chine fait payer au Président Nicolas sa réception du Dalaï Lama. Lire La Chine fait vivre un enfer sur terre aux Tibétains et l’annulation de la conférence de la Paix à Johannesburg.

 Bonus et rémunération des patrons. La voie délibérative ou législative ?

Question sur les rémunérations des grands patrons. Qu’est-ce que vous privilégiez ? La voie législative ou les principes ? Je crois que les actionnaires doivent être impliqués dans la détermination des salaires et des compensations des Présidents de sociétés. Ils pourront d’ailleurs leur attribuer des avantages en fonction de leurs performances, si l’entreprise fait des profits par exemple ou si elle fait des choix solides. C’est une voie qui comporte de la transparence et de la crédibilité. Lire l’effet Matthieu contre l’effet Max Weber.


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